lundi 17 août 2015

L'Italie (aussi) dynamise le partage de proximité


Il n’est pas nécessaire de revenir sur le fait que de saines communautés locales et des voisinages actifs nous aident à améliorer notre qualité de vie. Dans l’ère de la “solitude connectée”,  compter sur des voisins à qui l’on peut emprunter du sucre à tout moment n’est plus uniquement une façon de partager des ressources de façon plus efficace, mais est devenu le moyen de voir le voisinage se transformer lui-même en un créateur de ressources en tant que tel.

Construites dans cette optique, les Social Streets italiennes ont été lancées afin de créer des opportunités d’interactions concrètes entre voisins par le biais de groupes autonomes. Le but est de soutenir les résidents d’une rue à apprendre à se connaître –créer du lien social durable,  échanger des bons plans de proximité, mutualiser les moyens,  en organisant par exemple des repas collectifs ou en réalisant des projets utiles à la vie de la communauté.

Sur Mon P'ti Voisinage, organisez des évènements en un clic !
Née il y a deux ans, la « Social Street Italy » a fait son petit bonhomme de chemin à partir d’une idée selon laquelle les voisins devraient être plus connectés sur le lieu qu’ils appellent leur « chez soi ». Depuis, plus de 350 groupes ont poussé à travers toute l’Italie dans l’intention de rapprocher les gens entre eux, leur permettant d’organiser des évènements dans la rue, des déjeuners, concerts, et tout un ensemble d’activités et d’initiatives locales.

Ce n’était pas forcément le but initial de Federico Bastani. Ce père de famille et journaliste indépendant en avait assez de voir son fils jouer seul et a débuté en créant un groupe Facebook à destination des résidents de la « Via Fondazza » -sa rue à Bologne- sous la forme d’une expérimentation afin de tester si les voisins sauraient surpasser le simple « buogiorno» de bon usage. Peu de temps après, le groupe de Federico avait déjà atteint les 800 membres inspirant bon nombre d’initiatives à travers le monde à suivre son exemple.

L’initiative n’a pas seulement eu un impact local. En effet, les Social Streets –dans leurs versions les plus primitives- ont eu une résonnance au niveau national avec des apparitions dans quelques unes des sources d’informations italiennes les plus influents, des émissions de radio, des sites d’actualité, et même un événement TEDx. Hors d’Italie, le mouvement a attiré l’attention d’universitaires dont Anthony Giddens de la London School of Economics et de Rob Hopkins, initiateur du mouvement des « villes en transition ».


Chez Mon P’ti Voisinage, nous saluons l'arrivée des Social Street italiennes, ces initiatives démontrent à nouveau le besoin d'une plateforme numérique dédiée à ces enjeux. Nous sommes fiers de proposer, pour l’instant uniquement en France et la semaine prochaine au Québec, Luxembourg, Suisse et Belgique, un outil complet et sécurisé, répondant aux problématiques de proximité. Mon P’ti Voisinage offre une réponse adéquate à la question du "bien vivre ensemble". Les voisins se retrouvent, se découvrent, nouent des liens et participent activement à l'économie de quartier !