mercredi 30 mars 2016

C'est le printemps, découvrez nos meilleures idées urbaines, pour monter un apéro entre voisins !


Ca y est le printemps est là. Ahhh… C’est le moment pour commencer à échanger vos moufles et votre grosse écharpe pour la dernière paire de lunettes de soleil que vous avez d’ailleurs soigneusement repérée il y a quelques semaines dans votre magazine de mode préféré. Bientôt le froid et la pluie laisseront place aux rayons de soleil et déjeuners en terrasse, terminées les soirées TV, tisane et couvertures, voici le retour des apéros à 19h après le boulot !

Et si cette fois-ci, vous profitiez du printemps 2016 pour faire plaisir à vos voisins, autour d’un p’ti jaune ou d’un demi ? On vous donne les idées les plus folles pour créer votre propre apéro entre voisins… Allez, le soleil arrive, on veut de l’optimisme et de la convivialité !

Des bancs collectifs bricolés juste en bas de chez vous


Voici une belle idée qui nous vient d’Amsterdam et plus précisément du projet « Bankjes Collectief », lancé par deux jeunes hollandaises du nom de Jesse et Cathelijn. Leur idée ? Créer des moments de convivialité entre voisins chaque année pour faire face à la solitude souvent éprouvée dans les grands centres urbains. Voici d’ailleurs l’une des plus belles représentations d’un mouvement qui a pris de l’ampleur chez nos amis hollandais :

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Les bancs collectifs bricolés Crédits : Bankjes Collectief


Rien de plus simple, les habitants d’un immeuble ont décidé d’installer un banc devant chez eux, de récupérer quelques cagettes de bois au marché hebdomadaire, d’y installer leurs boissons et leurs biscuits apéritifs le temps d’un après-midi. Résultat : les voisins s’arrêtent et prennent le temps d’un petit verre en toute convivialité. 
Crédits : Floran Rivière


Ceci n’est pas un skateboard...mais une table improvisée :


Vous n’êtes pas bricoleur mais plutôt fan de skateboard ? Vous avez un banc pas très loin de chez vous ? Et si vous mettiez à profit de votre passion pour inviter vos voisins à venir prendre un petit verre avec vous ? Voici une idée originale portée par Florian Rivière, l’un des principaux acteurs du bricolage urbain qui envahit de plus en plus en nos villes.

Ce strasbourgeois d’origine qui se définit comme un “hacktiviste” urbain, détourne les objets urbains pour se les réapproprier en fonction de nos usages. Si vous avez donc un skateboard, nul besoin de chercher une table pour inviter vos voisins à prendre un verre autour de chez vous ! Installez votre planche à roulettes en la calant entre les planches d’un banc public, et c’est parti ! Vous avez votre table d’apéro toute prête, il ne vous reste plus qu’à trouver vos boissons et à réunir quelques voisins ou voisines.

Et si l’on transformait ces satanés potelets… en table et tabourets pour quatre ?


On en voit partout en ville, le long de nos rues. Petits ou grands, on ne sait pas trop à quoi ils servent… Ils embêtent les automobilistes tout autant que les piétons. On vous propose enfin de les utiliser autrement.
Crédits : rottenapple 
Voici une idée qui nous vient donc des Etats-Unis. Là bas, les petits potelets entourent des bornes incendie. Le site Rottenapple, nous fait découvrir un bon moyen de transformer ces mobiliers urbains qui ne nous sont pas d’une grande utilité, pour mettre sur pieds un moment convivial entre voisins. Rien de plus simple, prenez cinq petites planches, déposez-les sur les potelets et la bouche incendie et le tour est joué : le temps d’une petite heure vous pourrez proposer à vos voisins de s’y installer autour d’un parasol et de ne surtout pas oublier les boissons !

Vous n’avez peut être pas de petits potelets vers chez vous, alors vous avez au moins des grands potelets le long de votre rue. Eux, on les trouve vraiment partout… Plus communément appelées « bites » par les citadins que nous sommes, elles peuvent aussi vous servir pour prendre un peu de bon temps plutôt que d’accrocher votre écharpe ou votre sac à bandoulière alors que vous êtes très pressés pour rejoindre votre dernier rendez-vous de la journée. Le soleil est là, vous avez terminé votre journée, alors c’est le moment de donner une nouvelle utilité à ce mobilier urbain.

Le Plan B, un cabinet d’architecture, de lumière, d’intérieur et de design a mis au point Urban Seat, ou une nouvelle opportunité de se  réapproprier  l’espace urbain. Ces produits très légers sont destinés à être posés directement sur les potelets et autres barrières que l’on trouve dans nos rues. Voyez plutôt :
Crédits : Le Plan B

 

Pas de potelets près de chez vous ? Il vous reste forcément des arbres. Et bien souvent malheureusement, ces arbres sont coupés par la municipalité… Restent alors pendant plusieurs semaines, de malheureuses souches abandonnées. Arno Piroud, un artiste parisien a décidé de les réutiliser dans le cadre d’une œuvre qu’il a produite.


Crédits : Arno Piroud
Récupérant tout ce qui peut se transformer en assise, autour de chez lui, il installe ces objets abandonnés sur des vieilles souches et le résultat est bien plus sympathique. Alors si vous avez la fibre écolo et que ça vous déchire le cœur de voir de vieilles souches abandonnées en bas de chez vous, il ne vous reste plus qu’à les honorer comme il se doit, autrement dit en buvant, avec vos voisins, à leur santé d’antan!

Parmi les nombreuses nuisances que l’on peut retrouver en ville, il y a aussi les travaux… Qu’ils soient en bas de chez vous ou sur le chemin de votre travail, ils sont bien souvent bruyants, vous bloquent le passage et vous gâchent la vue… Mais bon, que voulez-vous il faut bien que la ville se reconstruise sur elle-même et s’embellisse.

Crédits : Softwalks 

Alors plutôt que de râler une nouvelle fois, en bon urbain que vous êtes, on vous propose une solution qui devrait vous plaire :

Deux jeunes designers newyorkais ont créé un kit éphémère composé de chaises, de tables, de diffuseurs de lumières et de pots de fleurs, destinés à être installés sur ces fameux échafaudages. Une belle manière de voir le verre à moitié plein, non ? 










Enfin, si vous avez une âme solidaire, regardez plutôt du côté de chez nos amis allemands. L’année dernière, une association berlinoise avait installé des frigos en libre-service au sein même de l’espace urbain public. Ces frigos, destinés aux sans-abris ont été installés un peu partout dans la ville allemande pour leur venir en aide en proposant aux habitants des alentours de venir y déposer de la nourriture. 

Une belle initiative dont nous pourrions d’ailleurs nous inspirer pour venir en aide aux “gens de la rue”, mais aussi pour conserver au frais vos bouteilles et autres grignotages que vous proposerez à vos voisins un soir de semaine.

Allez, c’est bientôt le printemps, il est temps de faire à nouveau preuve d’optimisme et surtout de convivialité ! Tchin’ !
À Berlin, et plus particulièrement ici à Kreuzberg, les frigos du cœur connaissent un franc succès (Crédits image : Le Matin/DR)

billet écrit par : http://www.lumieresdelaville.net





lundi 14 mars 2016

Et si tout devenait gratuit ?








Et si le tournant de l'économie collaborative, c'était maintenant, à l'entame de cette année 2016 ?

Ses contours se précisent. Elle s'encadre et s'ancre comme une nouvelle source d'innovations, d'emplois et ouvre le champ des possibles en provoquant de nombreux débats sur son passage. Les discussions soulevées par le rapport Terrasse publié en février dernier en sont la preuve.

Ce que l'on pense à la rédaction du blog, c'est qu'elle s'engage dans une voie où le verbe être remplace le verbe avoir. Où partagera plus de valeur que posséder. Où le don, le prêt et l'entraide deviennent de nouvelles valeurs refuges. En tout cas, c'est le sens qu'on aimerait donner à l'histoire.

En 2016, près d'un français sur deux a déjà acheté ou vendu à un particulier sur le net. À quand un monde où près d'un habitant sur deux aurait donné ou prêté un objet ou rendu un service, gratuitement ? Imaginez quel bien cela ferait à la société ! Quel impact cela aurait-il sur les liens qui nous unissent ? Comment cela rebattrait-il les cartes ?  



Partout dans le monde, des précurseurs posent les premières pierres de ce nouveau monde. C’est le cas notamment en Allemagne, où Andreas Ritcher, jeune styliste, décide de déposer dans une cabane en bois, tous les objets qui prenaient la poussière chez lui et de les offrir… Comme ça, parce que cela lui faisait plaisir.

Nous sommes en 2011, sur les trottoirs d’une rue berlinoise, la première Givebox voit le jour. Le principe est simple : dans cette boite à dons, tous les objets sont gratuits et en libre service. L’échange se fait à double sens : chacun peut également ramener ses bibelots ou autres vêtements et les déposer dans cette cabine téléphonique montée main pour faire le bonheur d’un autre. 



Cette idée a fait des petits, au point de s’implanter dans plus d’une trentaine de villes, notamment à Paris ou encore à Nantes (Article 20minutes). 




Autre élan de générosité, de solidarité. On prend la direction de l’Italie et d’une pratique populaire, le « caffé sospeso », qu’on appelle en métropole le « café suspendu ».


Né à l‘aube de la seconde guerre mondiale à Naples, le principe est simple et permet d’entretenir certaines valeurs que nous perdons aujourd’hui dans nos sociétés de consommation. 



Vous souhaitez prendre un café au bar du coin, jusque là, rien d’anormal. Mais si vous êtes un client aisé financièrement, vous avez la possibilité de payer deux cafés pour le prix d’un. Pourquoi ? Pour pouvoir en offrir un à celui qui sera plus démunit que vous. 

Ce principe fait des émules, notamment en France. Où le café suspendu, se transforme en « baguette suspendu », produit national de notre chère France. 
Malgré cela, le caffè sospeso n'étant pas encore dans les mœurs françaises, tel qui l'est en Italie, il est encore difficile de faire prendre le geste simple de laisser ou prendre un café offert. Le café suspendu représente un petit geste de partage de son quotidien, alors partageons !





En France, depuis février 2014, Mon P’ti Voisinage propose une plateforme numérique d’échange de biens et de services… qui vous met en relation avec vos voisins et votre écosystème local. Sur ce réseau, l’entraide prime et la startup réfléchit même à inciter davantage le partage d’objets ou de services gratuits, avec un objectif en tête : en faire un art de vivre quotidien à l’échelle d’un quartier. 



La solution n’est elle pas là, revenir à une consommation primaire, loin de nos mauvaises habitudes.


Avec le volontarisme de certains et la confiance des autres, on tient peut-être la consommation de demain ! Comment faire des ces initiatives qui fourmillent une nouvelle donne généralisée ? Comment rendre banal l’acte désintéressé et gratuit ? L’état d’esprit en tout cas séduit.




Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage comme dirait La Fontaine ;-)

L'essor du tout gratuit, ça parlait de nous sur TF1 :