jeudi 14 avril 2016

Témoignage : une collectivité raconte son partenariat avec Mon P’ti Voisinage




L’équipe du blog est partie à la rencontre d’Anne-Sophie Sebillotte, conseillère municipale de Chavenay, une des villes à avoir identifié Mon P’ti Voisinage comme l’outil participatif idéal pour faciliter le lien social et l’entraide entre voisins.

• Comment avez-vous connu Mon P’ti Voisinage ?

Par le bouche à oreilles, c’est une élue qui m’en a parlé. 
La démarche solidaire m’a beaucoup plu donc je m’y suis d’abord intéressée à titre personnel, en tant que « voisine » mais également à titre professionnel, en tant que collectivité car je suis actuellement déléguée à la vie économique et à l’emploi depuis mars 2014 à la mairie de Chavenay.




• Comment l’idée vous est-elle venue de collaborer avec Mon P’ti Voisinage?

De par mes missions d’élue, je suis persuadée que l’économie collaborative s’avère être une voie majeure pour ce qui concerne la vie économique de demain.
C’est cette économie de demain, couplée au rôle facilitateur de la municipalité, qui nous permettront d’atteindre ce que l’on vise pour notre commune : des échanges, de la cohésion, du partage.

Le choix de Mon P’ti Voisinage est donc apparu comme une évidence. J’ai toujours eu cette volonté de rassembler les citoyens et de favoriser l’entraide. L’élément déclencheur a sans doute été la campagne électorale 2014, qui m’a motivée à m’appuyer sur la plus grande de nos richesses : nos habitants et les liens sociaux qui les unissent.

Mon P’ti Voisinage répond à mes attentes car ce réseau d’échange s’avère être à la fois une belle réponse aux problématiques de notre société - l’individualisme notamment – et un outil précieux de lutte contre l’exclusion.

Le p’ti mot de la rédaction : on rappelle que selon une étude du Credoc, 8/10 français estiment que le "vivre ensemble" est fragilisé dans notre société. Rétablir le lien social est donc au cœur des préoccupations des collectivités.



• Quel a été votre challenge lors du déploiement de cet outil participatif dans votre ville ?

Le challenge principal est de réussir à convaincre les plus sceptiques et c’est aussi là qu’intervient notre rôle de médiateur en tant que municipalité.
Il y a un réel besoin exprimé par les habitants mais il faut du temps avant qu’ils adoptent certains réflexes car ils ont besoin d’exemples concrets, de preuves avant de se lancer.
Puis c’est aussi le sort de ce qui a un caractère nouveau, l’outil numérique proposé par Mon P’ti Voisinage chamboule les habitudes (et c’est tant mieux) ! 

• Quel sont les retours des habitants ?

Concrètement, ceux qui l’utilisent sont contents, l’argument de proximité est très apprécié. L’objectif est de parvenir à une fréquentation régulière et riche en échanges sur le long terme.
Aujourd’hui, les petites communes disposent de peu de moyens donc pour opérer un déploiement, ça demande davantage d’énergie et de temps. Et face à cela, l’intercommunalité est un levier qui pourrait s’avérer être un véritable tremplin et insuffler une dynamique sociale. On y travaille.


• Remarquez-vous un changement, plus de convivialité, de lien social ?

Oui, il y a un impact naissant sur les habitants, ils sont heureux de pouvoir se rendre des services et la demande se fait de plus en plus sentir.
En tant que collectivité, on est aussi là pour donner des conseils, orienter les citoyens et savoir identifier leurs besoins.
Il ne faut pas oublier non plus que chaque commune a son identité et ses propres caractéristiques et que les arguments ne sont pas les mêmes.
Je pense que l’idéal pour co-construire ensemble, c’est l’alliance d’une municipalité à l’écoute et convaincue, de citoyens motivés et d’un outil numérique permettant de lier davantage les habitants, les associations, les commerces de proximité et la municipalité.


• Que pensez vous des fonctionnalités ?

Elles répondent bien aux besoins ! L’équipe Mon P’ti Voisinage est agile et à l’écoute : nous avons la possibilité d’échanger et de faire bouger les lignes.


• Qu’est-ce que l’on peut vous souhaiter pour la suite ?

Atteindre notre objectif des 200 habitants actifs et avoir encore plus de retombées positives.
C’est délicat d’aller à la rencontre de chaque acteur de proximité alors on compte sur les commerces et les associations pour que la communication soit plus efficace.
Et convaincre ne suffit pas, il faut les accompagner jusque dans le processus d’inscription, ça prend du temps mais on compte bien y arriver ! 




Le p’ti mot de fin de la rédaction : merci à Anne-Sophie Sebillotte pour cette interview ! Retrouvez-nous au salon des Maires Ille-de France qui se tient en ce moment même du 12 au 14 avril ! #mieuxvivreensemble

mardi 12 avril 2016

Salon des Maires d'Île de France : le récap' du jour 1 vu par une startup.


Mon P’ti Voisinage, le 1er réseau social de proximité en France a décrypté pour vous cette première journée du salon des maires. Entre surprises, grandes joies, belles rencontres et sidération : suivez le guide, on vous emmène !

1.Le salon ne mélange pas : d’un coté les acteurs historiques (et les stands gigantesques voir vertigineux) et de l’autre, l’antre de l’innovation et des startups (hall A). Un couloir venteux et frais sépare ces deux espaces. On l’appellera la grande muraille de la Villette. 

2. Hum. Si on schématise, ça donne ça. Petit espace pour les startups donc mais très convivial et énooooorme potentiel d’innovation. 



3. Un jour, on sera grand (d’ici 15 jours car tout va très vite avec les startups), et notre stand ressemblera à ça :



4. De l’autre côté de la grande muraille de la Villette donc, sont rassemblés les innovateurs de l’extrême. C’est notre clan, donc on le sait. Donc faites nous confiance et passez nous voir pour faire le plein d'inspirations.




5. Et c’est aussi dans le Hall A où se sont déroulés les grand temps fort de cette journée. Si, si. D’abord la visite inaugurale a démarré chez nous (#Hall A en force).



6.Et ensuite… sur le coup de 15h30, il y avait la…. Présentation du Programme National de Fitness par… Monsieur Sébastien Chabal ! 




7.On est hyper Jaloux car certains ont pensé a tout pour se faire remarquer :

=> Les trucs qui clignotent

=> Le bonhomme de neige brillant ET clignotant.


=> Le lapin à câlins gratuits (et nous)



=> Et évidemment le « Sebastien Chabal » de salon qui reste pour nous la meilleure initiative.


8. Mais nous, on a des journaux de la ville heureuse et beaucoup d’autres surprises et de bonne humeur.
#Etcestpasrien


9. Si on fait le point sur les data, on a quand même échangé 42 cartes de visites. Rencontré 99% de maires sympas et eu la chance de pouvoir raconter notre vison du partage de l’entraide de proximité avec des acteurs qui comptent. #Etçacomptepourdubeurre.
Tenez, on vous le raconte en schéma en attendant de vous rencontrer demain dans la vraie vie.

À demain pour de nouvelles aventures au Salon des Maires IDF ;-) `

mardi 5 avril 2016

Pollution, entraide... 6 idées farfelues pour changer le monde avec ses voisins

À part si vous étiez sur une autre planète pendant plusieurs mois, vous avez forcément entendu parler de la COP 21 en fin d’année dernière. Et nombreux sont aujourd’hui ceux pour qui ce grand raout international autour de l’écologie aura eu une influence éco-responsable sur leurs pratiques de tous les jours. Et ils ont bien raison ! Car si au lieu d’attendre des actes et décisions de nos dirigeants, on commençait nous-mêmes à changer notre monde ?Alors dernièrement on s’est dit, pourquoi ne pas être plus éco-responsables entre voisins ? Ne dit-on pas qu’à plusieurs, on est plus fort ? Alors responsables oui, mais avec humour ! Voici  donc quelques unes des idées les plus farfelues pour faire plus attention à notre planète : à vos apéros, ateliers et installations artistiques éco-responsables !

PARLER DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE à l'apéro

Ouvrez vos portes, préparez un bon thé avec la menthe de votre balcon, et rendez votre salon confortable pour accueillir des apéros climat afin de sensibiliser votre entourage et vos voisins à la question.C’est ce que fait déjà l'opération "Welcome chez moi" dont le but est de créer un réseau de Welcomers. À l’occasion de la Cop21, ils ont même créé une application mobile et un kit téléchargeables en ligne pour alimenter la réflexion.

Source : terristoires.info


CUSTOMISER  VOS MASQUES ANTI-POLLUTION ENSEMBLE 

Peut-être n’êtes-vous pas adeptes du port du masque, peut-être pensez vous qu’il n’y a que les japonais pour en faire un accessoire à la mode, mais dans votre quartier, de nombreuses mamans en ont surement assez de trimballer dans leurs poussettes leurs rejetons ainsi placés à hauteur des pots d’échappement. Alors pourquoi ne pas proposer aux petits et grands des ateliers de confection de masques anti-pollution ? La création de lien social, le mélange des âges, le concours du masque le plus déjanté… donnera vie à votre quartier et préservera votre santé.



FAITES PORTER À VOTRE QUARTIER UN MESSAGE ARTISTIQUE

La mobilisation citoyenne pour le ramassage des déchets jonchant la voie publique se fait de plus en plus forte de par le monde. En organisant, par petits groupes, la collecte des ordures recyclables de votre quartier, vous pourriez constituer une véritable mine d’or. À Valparaiso, au Chili, une action habitante a donné naissance à une œuvre urbaine réalisée grâce à l’assemblage de plus de 12 000 bouteilles. L’artiste chargée de driver le projet avait auparavant récolté auprès des habitants le précieux matériau, les sensibilisant ainsi à la nécessité de recycler dans chaque foyer. Le résultat n’est pas si mal et sert d’ombrière à une place publique, alors, à vous de jouer, de récolter, de sélectionner, d’assembler et de sensibiliser et vois voisins et le passant.


Le projet « oku plaza del reciclaje »
Source : plataformaurbana.cl

Et si vous manquez de matière première, vous pouvez toujours inviter n’importe quel badaud à participer à la collecte en lançant un petit jeu rigolo ! En agrémentant deux poubelles (plastique/verre ?) d’un slogan, invitez les à transformer leurs voix en déchet.  C’est ce qu’a fait le Studio Squash à Rotterdam. Le projet WeCup invitait les passant à déposer leurs rebus dans deux gros tubes de plastique coiffés de pancartes : vous faut-il plus de temps/plus d’argent ? Une manière ludique et éco-responsable d’effectuer un sondage populaire.




FERTILISEZ VOTRE QUARTIER

Marre des pesticides, des fongicides ou autres tondeuses bruyantes ? Pensez aux engrais verts, à l’épandage de déchets organiques et à la tonte naturelle !En organisant la collecte des déchets verts dans votre quartier (épluchures, reste de plats à base de légumes…) vous pourriez fabriquer votre propre compost.Cette fiche technique vous explique qu’il est simplement nécessaire de fabriquer un bac à compost, de mélanger matières fraiches (déchets verts) et matières sèches (feuilles mortes, cartons), d’arroser et de remuer de temps à autre, et voilà le travail ! Il ne vous reste plus qu’à déposer la matière sur vos plantations pour enrichir votre sol. Réalisé entre voisin, c’est plus sympa, et cela permettre de prendre soin des espace « verts » communs.



Et pourquoi pas un poulailler itinérant ? Saviez-vous d’ailleurs que les excréments de poules sont extrêmement bénéfiques aux sols ? Attention cependant, un trop plein d’azote et de phosphore risque de leur nuire. Alors pour régler ce problème, certains ont même pensé à construire des poulaillers sur roulettes, capables d’être déplacés au gré des espaces à fertiliser.
Drummondville, une petite ville québécoise, a adopté deux projets de loi autorisant et règlementant l’élevage de poules en milieu urbain. Ce n’est pas encore le cas de la France qui reste très stricte sur les questions d’hygiène et de nuisances sonores dans nos immeubles d’habitation. Mais si vous avez un jardin ou résidez dans un quartier peu dense, la loi vous autorise à avoir un poulailler (Détail de la réglementation ici ). Alors c’est sur que c’est plus rigolo si vous pouvez vous le faire passer de voisins en voisins surtout d’un point de vue éducatif ! Prendre soin des animaux de basse-cours, les nourrir avec vos déchets alimentaires, ramasser les œufs… constitue le parfait alliage entre logique sociale et écologique, pour le plus grand bonheur des enfants !



Source : chemin-des-poulaillers.com

Du côté de Londres, on nous assure qu’on en aura bientôt fini avec le cauchemar des cours d’immeubles ou des trottoirs de France…j’ai nommé les mégots de cigarettes ! Plus de 30 milliards de mégots atterrissent en France sur la chaussée en une année et ils sont bien souvent synonymes de querelles entre voisins…



Source : http://www.topsante.com/medecine/medecine-divers/environnement-et-sante/insolite-des-megots-ecolos-pour-faire-pousser-des-fleurs-35805

Ben Forman, un jeune designer industriel anglais a décidé de s’appuyer sur cette mauvaise habitude qu’ont les fumeurs, de jeter leur mégot sur le sol, pour développer une idée pour le moins originale : il a inventé la  « Cigg Seeds » autrement dit la clope-graine ! Chaque mégot de cigarette renfermerait une graine pour y faire pousser une plante. Une invention originale qui pour le moment n’a pas encore été commercialisée, mais si vous avez des voisins fumeurs, on vous conseille de la suivre de près !
DEVENEZ DES GREEN GUERILLEROS DANS VOTRE QUARTIERMarre de croiser tous les matins une friche désolée et de voir de votre fenêtre une toiture aseptisée ? Attaquez les avec des bombes à graines et « infestez » les de végétation !



Le « seed bombing » est une pratique courante.  Par l’envoi de petites boules d’argile chargées en graines, la semence peut atteindre des espaces inaccessibles et y germer naturellement.Devenue populaire aux Etats Unis dans les années 70 avec l’avènement de mouvements de végétalisation sauvage comme la Guerilla Gardening, certaines associations mènent des actions militantes afin de réintégrer la végétation sur des zones bétonnées, des friches urbaines, des parkings et dans les moindres failles pouvant accueillir la germination. Réinstaurer une biodiversité en ville, favoriser le retour des insectes, absorber les eaux de ruissellement… sont autant d’objectifs à atteindre pour ces « green guérilleros », dont vous pourriez bientôt faire partie avec vos voisins !
Organisez des tournées, des rondes, des « mini résistances » de quartier pour lui refaire prendre contact avec la nature, et apprenez à fabriquer vos bombes à graines grâce à un petit tuto rigolo de la Jardinière Partageuse…
Comme quoi, prendre soin de son habitat tout en partageant un moment convivial entre voisins, c’est possible !




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